Je dois l’avouer, je n’ai jamais cru au Père Noël, ni même vraiment fantasmer sur ce personnage mythique… Ayant eu une sœur à peine plus âgée qui c’est fait un plaisir de m’annoncer la vérité à son sujet, et des parents pas réellement soucieux d’ajouter une illusion dans la tête du bambin, le Père Noël était surtout pour moi un homme payé à distribuer des bonbons dans les supermarchés ou à l’école, avec une barbe collée avec du scotch, plus qu’un vieux monsieur volant dans son traîneau de maison en maison.

Néanmoins, j’ai toujours pensé que pour faire bien, il fallait dire que Santa Claus venait de Laponie, le pays magnifique dont personne ne sait réellement où il se trouve, avec son nom à la sonorité asiatique (au dernières nouvelles, c’est en Finlande).
Mais désormais, il me semble que le Père Noël doit être français, particulièrement dernièrement, où depuis qu’un petit homme est devenu président et qu’il s’attaque à quelques sujets très sensible, il semble de bon ton, publiquement tout du moins, d’afficher un gauchisme militant, et surtout de défendre l’utopie comme la principale loi qui devrait géré tout notre quotidien.
Si je suis plutôt de gauche sur la plupart des sujets et je vote d’ailleurs plutôt pour ceux-ci, j’estime que le quotidien doit être géré avec pragmatisme, quitte à ne pas faire les mesures les plus parfaites, mais surtout les plus adaptées aux situations du quotidien. Et si les idées de fond de l’actuel gouvernement me mettent mal à l’aise, il faut reconnaître que j’adhère plutôt à la forme dont il gère ce quotidien. Et l’affaire ADN, et plus généralement l’accueil des immigrés semble l’exemple le plus précis.
Voici un sujet très délicat qui oppose deux visions du monde, l’utopiste et la pragmatique :
- La première rêve d’un monde parfait où tous les habitants de la planète vivraient bien, et pourraient circuler librement sans contrainte sans que ce mouvement n’altère rien à la bonne marche du monde.
Et les utopistes pensent que pour y arriver, il vaudrait mieux ouvrir toutes les frontières et partager directement les richesses sans aucune mesure pour réguler cela;
- La deuxième voit bien la difficulté actuelle du monde en général et de l’Europe en particulier : une crise qui se fait de plus en plus forte, une croissance qui n’a de ça que le nom, du chômage, des acquis sociaux qui ruinent les pays, des logement sociaux insuffisants, des richesses déjà mal reparties, etc.
Elle voit aussi tout ce qu’il y a de plus pourri autour de cette circulation : corruption, trafic d’humains, mafias, etc.Et les pragmatiques disent que l’on ne peut tout accepter, sans remettre en cause tout notre système qui a déjà du mal à survivre en l’état.
Et depuis quelque temps, c’est la première vision qui est mise en avant par quasiment tout les médias ou par presque tous les acteurs de la vie médiatique française : journalistes, acteurs, humoristes, éditorialistes… et pire, politiques de gauche en quête d’identité.
Et tous invoquent la même raison : l’image de la France, fait d’acquis sociaux, de fraternité, de liberté, de solidarité…
Si je soutiens parfaitement ses idées, et que je crois qu’il faut qu’elles soient le fil conducteur des politiques, et le but à atteindre, il faut réaliser que l’Europe ne pourra pas accueillir ou aider toutes les populations en difficulté sans remettre en cause tout ce qu’il fait qui les attirent. Car malheureusement il n’y aura pas assez de logements sociaux, pas assez de centres d’accueil, pas assez de travail… ou tout du moins pas sans remettre en cause toutes les merveilles que seul les pays européens assurent. Et quand je vois que ce sont quasiment les mêmes personnes qui sortent dans la rue pour protester contre les mesures qui mènent vers la précarisation de l’emploi, qui luttent pour le maintien du système d’assurance sociale actuel, qui sont pour la retraite à 60 ans et les 35 heures de travail… Mais qui en même temps souhaite l’accueil massif de population dans le besoin, la construction de milliers de logement sociaux, d’agrandissement des prisons ou l’amélioration des conditions des prisonniers, qui souhaite une meilleur école, etc. etc. etc….
Et bien je me dis que la Laponie doit plutôt être une région française… même si je doute que le Père Noël fasse 1m65 et soit d’origine hongroise…