Archive pourfévrier 11, 2008

Mon coiffeur… pète un plomb !

Ce week-end, je me suis enfin décidé à aller chez le coiffeur. Il faut dire que je n’y allais plus depuis au moins… euh… j’ai oublié, mais ça doit faire loooongtemps. Donc j’étais en mode « mouton » comme dis ma chère sœur, ie que j’avais une jolie toison tout bouclée dressés au-dessus de ma tête.  

Il faut dire que j’ai des cheveux de type « Valderrama », c’est-à-dire qu’il pousse bouclé vers le haut, sans jamais retomber… Et si à la sortie de douche ça le fait assez, le matin  au réveil, ou après une longue journée de travail… beaucoup moins !

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  Mais bon, j’aime tellement toucher mes petites bouclettes qui apparaissent qu’au bout de 2 mois, que passée la phase où ma coupe a encore de la tenue… Je continue à arborer fièrement ma coupe à la « Maureen». Ce qui dit ainsi dit ne parait pas trop mal… mais combiné avec ma barbe de 10 jours, j’ai plus le look d’un terroriste albanais que d’un candidat de téléréalité. 

Tout ça pour dire que Samedi, je me suis enfin décidé à aller chez le « coupe-tifs ».

Problème : je ne suis pas à Porto du week-end et lecoiffeur habituel de mon village est fermé le week-end (enfin non, mais le Samedi matin pour moi, j’ai un rendez-vous hyper-important… avec mon oreiller et la présentatrice de Fan de’). 

Donc 2ème problème : Où allez ? Le coiffeur de ma sœurette… faut un rendez-vous, et demander un rendez-vous à 14h00 pour 15h00, je ne sais pas pourquoi, mais il parait que ça se fait pas…Ma cousine? Même problème, ça me fait chier de débarquer sans prévenir…Et là, coup de génie (je le pensais sincèrement), le coiffeur d’un pote dans un village voisin est ouvert le samedi après-midi, je n’y suis jamais allé, mais mon pote est plutôt bien coiffé, ça doit le faire… 

15h00, me voici devant  la devanture du coiffeur, au rez-de-chaussée d’une maison en construction, les locaux sont neufs, les posters sont actuels, une jolie voix de jeune femme se fait entendre, ça me semble pas mal. Et là… Erreur fatal, je tourne à gauche, section des hommes… 

Mais pourquoi je ne suis pas allé vers les femmes ? Hormis les 2 premières minutes de légère incompréhension, elles m’auraient certainement bien accueilli et je serais sorti de là comme neuf…

Et ben non, je tourne à gauche… et là : un petit bonhomme (1m20 au garrot), avec une petite moustache années 80 et un style années 60, coupe les cheveux d’un petit vieux sur une vieille chaise années 40 (locaux neufs, vieux matériels, c’est bien ma veine). Pas grave, je m’assois pour attendre mon tour, qui viendra 10 minutes après… 

Là tout de suite en guise d’accueil, il me cris que je dois mouiller les cheveux, qui sont trop long, me pose sur la chaise du lavage, où il me mouille les cheveux à l’eau froide, me fait subir un shampouinage bien viril en 10 secondes chrono, rinçage avec un mix eau froide/eau brulante bien sympa, essuyage des cheveux bien viril avec une vieille serviette qui trainait par là… Résultats des courses : environ 1500 cheveux perdus !Si le shampouinage est sensé être LE moment de détente chez le coiffeur (les demoiselles du blog ne me contrediront pas), moi j’ai eu droit à mon moment de torture du mois.

Pas grave, je viens pour la coupe, pas pour le moment de détente…Je me pose donc sur le relique de chaise… 1er sermon de l’après-midi… Monsieur me fait tout de suite remarquer ma calvitie naissante et me conseille d’essuyer les cheveux avec une serviette blanche pour le constater (Connard ! Tu crois que je l’avais pas remarqué ?), me dis tout de suite qu’il faut que je coupe les cheveux plus souvent pour éviter tout ça, et blabla… (Mon cerveau s’est débranché à la deuxième phrase). 

Bon, et là il me demande la coupe que je veux. Moi, soit je garde les cheveux bien long avec les bouclettes… soit très court, car mon deuxième kif’ est de passer les mains sur mes cheveux courts et drus : J’adore ! Alors après avoir longtemps hésité : ce sera très court sur les côtés, moins sur le dessus, sans raie sur le côté… Ça semble simple, il peut faire ce qu’il veut pour le reste, mais surtout pas de demi-mesure.

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  Et là… petit moment d’émotion, mes boucles tombent, ravagées pas les dents de la machine de l’horrible tortionnaire. Le pire, c’est de penser que dans 10 ans, je n’aurais plus de boucles, ni de cheveux sur le haut du crane… déprimant ! 

Autre moment ridicule : la coupe des pattes, ou rouflaquettes… Les jeunes filles n’ont pas ce problème, mais nous l’avons, une bonne coupe des « suisses » comme on dit ici. C’est important, car ça défini une bonne coupe : ni trop long, ni trop court… Voilà, mais moi j’avais de la barbe… donc je ne voulais pas qu’il me définisse les pattes, celles-ci  devant être dans le prolongement du cheveu. Mais non, Monsieur connait que la moustache, et me coupe la moitié de la barbe pour définir la patte… Arggh… Heureusement que je suis peace-and-love, sinon il aurait reçu mon poing dans la gueule. Une semaine à avoir l’air con au boulot pour me laisser pousser la barbe, et le bonhomme me ruine le travail en 2 secondes… 

Bon, le mini-moy décide de continuer aux ciseaux, et là, deuxième moment de torture de la journée ! Il doit pourtant avoir 30 ans d’expérience, à 10 têtes par journée, 300 jours par an… Ça doit lui faire minimum un entrainement de 90.000 têtes avant de me connaitre… mais celui-ci s’entête à pratiquer le « couper-arraché ». Au lieu de simplement couper la mèche d’un coup sec, le poignet s’entête à remonter au moment de la coupe. Résultats des courses : environ 1500 cheveux arrachés ! 

Pour un mec qui me sermonnait pour ma calvitie… voici qu’à lui seul il a fait plus de méfait que 25 années de vie…

Et s’il n’y avait que ça… 

Quoi de mieux pour préserver le cheveu qu’un bon brushing à l’air chaud ? Et bien le petit nain, à mi-coupe (enfin je le pensais…) se décide de me sécher les cheveux. 10 minutes de ce qui peut être définie comme le 3ème moment de torture de la journée. Brushing à l’ancienne… Cheveux plaqué à l’arrière, volume au max. Je ressors de là avec une coupe à mi-chemin entre Elvis Presley version fin de vie, et le petit vieux qui me précédait. 

Bon… j’avais encore les cheveux longs, mais je pensais que c’était aussi une autre de ses techniques : le brushing à la mi-coupe, et bien non, pas du tout ! Le bonhomme me dis d’un air très sérieux : « Je coupe pas plus, faut que tu t’habitues à venir ici tous les mois… c’est bon pour tes cheveux », suivi d’un deuxième sermon sur la calvitie… Et là, debout, je remarque que son haut du crane est bien dégarni aussi… Merci pour les conseils ! 

On oubliera l’euro en plus exigé… Je cours de là avec ma coupe Eddy Mitchell et ma mi-barbe… 

Vivement dans 3 semaines pour la prochaine coupe à PORTO, sans aucun doute!