Voici un extrait du premier single du gagnant de la Nouvelle Star 2007: Julien Doré…
Bof, je suis déçu, même si c’est qu’un extrait et que le refrain à l’air pas si mal.
Ça ressemble à du Olivia Ruiz, ça chante peu, et c’est moins jazzy (ou rock) que l’image qu’il a laissait dans l’émission… Mais pas de jugements hatifs…
2ème volet de la série sur le royaume des kékés : la Musique.
Je tiens à préciser dès à présent que cet article n’a pas pour ambition d’être une critique musicale, mais bien un billet humoristique sur les idoles musicales des français.
Et comment ne pas commencer par celle qui a fait le plus pour la divulgation du culte des kékés : BRIGITTE FONTAINE.Brigitte Fontaine est la petite vieille dame qui vient souvent à la télé pour nous présenter son dernier album, souvent écrit en collaboration avec des artistes à la mode (Matthieu Chedid pour le dernier il me semble). La sœur de Jacques Higelin est surtout connue pour son comportement « étrange ». Toujours à l’ouest, propos incohérents, idées dispersées, et de temps en temps un cri « Vous êtes tous des kékés ! »…
Tellement réaliste cette bonne vieille Brigitte.
Les Français appellent ça une artiste… mois j’appelle ça une alcoolique, mais nos définitions des deux termes ne doivent surement pas être la même…
D’ailleurs les médias adorent ce type d’ « artiste ». Renaud, Arno, Murat, Higelin, Miossec… tous présentés comme d’immenses artistes qui ont leurs « univers »… tous ont aussi comme point commun d’avoir un certain penchant pour la bouteille de rouge et pour pas savoir aligner 3 phrases cohérentes hors des textes de leurs chansons.
Et que dire de Gainsbourg… L’un des vrais maitres de la chanson française du siècle dernier… Mais qu’est ce que les médias retiennent de lui : Les moments ridicules ou son alcoolisme revenait à la surface. A la télé, le voit-on chanter la « Javanaise » ? Non… on repasse en boucle l’extrait où il traite Catherine Ringer de s***** ou quand il demande à Whitney Houston de faire un tour de rodéo avec lui… (à noter que j’évites soigneusement les termes explicites car j’ai remarqué que mon blog a été dernièrement le résultat de recherchesparticulières :D)
Et vous l’attendez tous ici : JOHNNY HALLYDAY !
Oui le roi du rockéké ! L’idole des beaufs, lui-même accumulant quelques caractéristiques de ses fans : le grand Johnny !
Jamais un chanteur n’a réuni autant d’unanimité dans une même catégorie sociale. Les bobos se divisent entre Cali, Delerm ou Christophe Willem. Les rebelles écoutent Noir Désir, NTM, Tokio Hotel ou Marley. Les vieux aiment Hélène Ségara, Mireille Mathieu, Franck Michael ou Chimène Badi. Les djeun’s se divisent en « clans » Tokio Hotel, Fatal Bazooka ou « Pecnonik Music »… mais les kékés idolâtrent exclusivement Johnny. Ils peuvent écouter ce que fait le jeune David, réécouter les vieux disques de Sylvie… mais retourneront toujours vers l’idole des jeunes baby-boomers.
Johnny peut sortir les plus grosses conneries, accumuler les gaffes, multiplier les bonnes grâces présidentielles… à la limite même sortir des disques pourris… Les fans seront toujours là pour acheter du CD, du DVD et de la place de concert. Voir pire… refaire la même coupe de cheveux que l’idole, se faire le même tatouage ou appeler leurs filles Laura… rien n’est plus beau pour ressembler à Hallyday.
Malheureusement pour les non-fans… Hallyday aussi monopolise l’espace médiatique: 12 prime-time « spéciales Johnny » par an, 4 fois par an au 20 heures de TF1, 4 fois à la Star Ac’, 12 couvertures de Gala et Voici, 15 titres qui passent en boucle sur RTL, 3 spéciales Johnny chez Drucker (si c’est pas lui, c’est la femme, le fils ou la boulangère de l’idole…), affiches géantes dans les rues de la ville, 3 films par an avec le pire acteur du siècle, pub pour l’opticien, Johnny au Dakar, Johnny adopte… Johnny, encore mieux que Martine !
Et si l’on pouvait rêver d’une diminution du phénomène, d’autres sont là prêts à prendre le relai :
Le vrai-faux rebelle Florent Pagny… le mec qui chante qu’il ne veut pas payer ses impôts, mais dont les français se font une joie de les payer par les ventes du disque. « La liberté de penser », encore mieux que le disque des restos pour lutter pour une belle cause : l’enrichissement du compte en banque d’un décoloré argentin.
Le faux-rockeur Obispo : le chanteur de ballade qui rêvait d’être Freddy Mercury !
La donneuse de leçon Zazie… la chanteuse qui crache à toutes les interviews sa haine des téléréalités musicales… mais qui fait le disque de Christophe Willem.
Danny Brillant… ben en fait je l’aime bien lui. Mais si après le look Johnny (manteau en cuir, lunettes de soleil en hiver, gros tatouages), les kékés pouvaient copier le look-Brillant : costards italiens, cheveux gominés, attitude « J’me la pète »… Ils auraient pas plus l’air intelligent, mais auraient un peu plus la classe.
Comme ne pas finir sur les fans hystériques…Et oui… quoi de plus « kéké-attitude » que d’idolâtrer un chanteur pourri : Kyo, 2be3, Alizée, Tokio Hotel, Allan Théo, Spice Girls, Hélène Rolles, Lorie…Il
s doivent se sentir malin les anciens jeunes qui ont tapissé leur chambre de poster de Romain des Alliage ou de M-Pokora, qui ont défendus jusqu’à la mort que les Boyzone, ils étaient « vachement mieux que les World’s Appart, parce que eux au moins ils chantent pas en playback ». Ceux qui ontpleuré au dernier concert de Sheila, qui ont failli se suicider quand Mika des G-Squad est parti, ceux qui ont voté Georges-Alain de la star-Ac’ 2 parce que c’était un vrai rebelle et même Mariah Carey l’aimait bien…
Il semblerait que je ne suis pas le seul à disserter sur les geeks et sur les adeptes de Tuning (aussi appelé Xuning… mais là faut caler l’argot portugais pour comprendre le jeu de mots).
Trouvé sur le net, cette chanson sur la fiancée d’un geek… Clairement bien écrit, on voit que l’auteur s’y connait. Voici le lien vers le site du chanteur Manu Servé, qui a une voix très semblable à Delerm…:
Suite à un excellent article de l’excellente Trin (itty) à propos des pseudos du net, j’ai pensé à ma « première fois » sur le net.
La première fois que j’ai surfé sur le web coïncide aussi avec mon premier jour de cours en fac… Rien d’étonnant, car je paris que la plupart des personnes entrées en fac avant le 21ème siècle n’avait pas une grande expérience du Net… Plus étonnant quand on sait que je suis rentré dans une fac d’Ingénierie Informatique… Un non-geek chez les geeks en quelque sorte.
J’omettrais volontairement le « cours Internet » du lycée… 1h30, juste pour arriver sur la page d’accueil rose de Yahoo ! …
Alors matin du premier jour de fac, intervalle de 1 heure entre 2 cours… à peine mon code d’accès pour les PCs reçu, je fonce à la salle des ordis pour rentrer sur Internet. But annoncé : me créer une boîte mail… sur Yahoo ! forcément (je connaissais que ça, il faut le dire :P).
Yahoo mail… formulaire d’entrée… 1 er champ : Nom de la boîte mail ! Tiens ? Je n’y avais pas pensé ! Alors voyons voir… Pas de surnom particulier (il viendra plus tard), pas encore la folle imagination qui me caractérise désormais ( :D)… Hmm, mes initiales ? ADM… ça sonne bien, ça me dit quelque chose(*) !
Je mets donc ADM dans le formulaire… et tiens, donc
« Déjà pris, Veuillez choisir un autre nom dans la liste ci-dessous » !
Qui pouvez bien être ce mystérieux ADM qui avait déjà pris MON adresse e-mail !!!
Pas grave, voyons la liste : adm442, admfr12, adm1672… bof, bof… ADM 10 !, ça ça sonne pas mal…
« C’est quoi ton mail ? » « ADM10@yahoo.fr! »
Va donc pour ADM10…
« Déjà pris, Veuillez choisir un autre nom dans la liste ci-dessous » !
Arrrgh… 10 minutes avant le début des cours, faut que je me presse, les options : adm10132, adm 96210, adm10fr… FR ? mais je suis portugais moi !
ADM10PT@yahoo.fr
Voici comment je suis arrivé à l’adresse e-mail la plus pourrite(**) de la planète (Elle existe toujours d’ailleurs si vous voulez me remplir de spam, j’ai 6 Gigas :P).
« C’est quoi ton mail ? » « ADM10PT@yahoo.fr! » « Euhh, va-y répète, j’ai pas bien compris ! »
(*) Les ADM ‘s étaient l’un des premiers girls-band français, bien avant les L5, et juste après le phénomène Spice Girls. On leur doit les tubissimes : “When you wanna move”, “Won’t you play (mr DJ)” et… c’est tout!
(**) Je sais… je sais… mais c’est une de mes fautes préférée avec : « Viendez » et « Ils croivent que »
PS : c’est quoi la traduction pourrie d’e-mail en Français?
Je sais que c’est mon deuxième post sur Noel à plus d’un mois de la date fatidique… mais je rentrais chez moi un soir tard et je suis tombé la dessus par hasard… Boss AC est un rappeur portugais d’origine cap-verdienne qui connais pas mal de succès ici dans un style proche de Disiz la Peste.
HO HO HO HO HO! Merry Christmas !
HO HO HO HO HO! Joyeux Noël!
Olá Pai Natal, a 1ª vez que escrevo pa ti
Bonjour Père Noël, c’est la 1ère fois que je t’écris
Venho de Lisboa, o pessoal chama-me AC
Je viens de Lisbonne, le personnel m’appelle AC
Poupa o atrevimento, mas tenho alguns pedidos
Excuse moi mon culot, mais j’ai certains souhaits
Espero que não fiquem n’alguma prateleira esquecidos
J’espère qu’elles ne resteront pas sur une étagère oubliée
Como nunca te pedi nada
Comme je ne t’ai jamais rien demandé
Peço tudo de uma vez e fica a conversa despachada
Je te demande tout d’un coup et ce sera déjà fait
Talvez aches os pedidos meio extravagantes
Peut-être trouveras-tu mes demandes un peu étranges
Queria que pusesses juízo na cabeça destes governantes
Je voudrais que tu rendes raisonnables les têtes qui nous commandent
Tira-lhes as armas e a vontade da Guerra
Enlèves-le leurs les armes e la volonté de faire la Guerre
É que senão acabamos a pedir-te uma nova terra
Car sinon nous finirons par te demander une nouvelle Terre
Ao sem-abrigo indigente, dá-lhe uma vida decente
Au SDF, donne-lui une vie décente
E arranja-lhe trabalho em vez de mais uma sopa quente
Et trouve-lui du travail au lieu d’une soupe chaude
E ao pobre coitado e ao desempregado
Et au pauvre malheureux et au chômeur
Arranja-lhe um emprego em que ele nao se sinta explorado
Trouves leur un emploi où ils ne seront pas exploités
E ao soldado, manda-o de volta pa junto da mulher
Au soldat, fais-le rentrer auprès de sa femme
Acredita que é isso que ele quer
Sois sur que c’est ce qu’il veux
Vai ver África de perto, não vejas pelos jornais
Vas voir l’Afrique de près, et pas seulement à travers les journaux
Dá de comer às crianças, ergue escolas e hospitais
Donnes à manger aux enfants, et crées des écoles et des hopitaux
Cura as doenças e distribui vacinas
Guéris les maladies et distribues des vaccins
Dá carrinhos aos meninos e bonecas às meninas
Donnes des petites voitures aux garçons et des poupées aux fillettes
E dá-lhes paz e alegria
Et donnes leurs paix et joie
Ao idoso sozinho em casa, arranja-lhe boa companhia
Au petit vieux seul à la maison, trouves leur une bonne compagnie
Já sei que só ofereçes aos meninos bem comportados
Je sais que tu donnes seulement aux enfants qui sont sages
Mas alguns portam-se mal e dás condomínios fechados
Mais certains ne le sont pas et tu leurs donnes des co-propriétés privées
Jatos privados, carros topo de gama importados
Avions privés, voitures étrangères top de gamme
Grandes ordenados, apagas pecados a culpados
Gros salaires, tu pardonnes les crimes des coupables
Desculpa o pouco entusiasmo, não me leves a mal
Excuses moi mon manque d’enthousiasme, ne le prend pas mal
Não percebo como é que isto se tornou um feriado comercial
Mais je ne comprends pas pourquoi ça s’est transformé en férié commercial
Parece que é desculpa para um ano de costas voltadas
Il parait que c’est une excuse pour une année de dos tournés
E a unica coisa que interessa é se as prendas estao compradas
Et que la seule chose qui compte est si les cadeaux sont achetés
E quando passa o Natal dás à sola
Et quand finis Noël tu t’enfuis
Há quem diga que não existes, quem te inventou foi a Coca-Cola
Certains disent que tu n’existes pas, et que c’est Coca-Cola qui t’a inventé
Não te preocupes que eu não digo a ninguém
Ne t’en fais pas, je ne le dis à personne
Se és Pai Natal, deves ser pai de alguém
Si tu es le Père Noël, tu es au moins le père de quelqu’un
Para mim Natal é a qualquer hora, basta querer
Pour moi Noël c’est tout le temps, quand on le veut
Gosto de dar e não preciso de pretextos para oferecer
J’aime donner et je n’ai pas besoin de prétextes pour offrir
E já agora para acabar, sem querer abusar
Et avant de finir, sans vouloir abuser
Dá-nos paz e amor e nem é preciso embrulhar
Donnes nous paix et amour et c’est même pas la peine de l’emballer
Muita felicidade, saúde acima de tudo
Beaucoup de bonheur, et de la santé surtout
Se puderes dá-nos boas notas com pouco estudo
Si tu pouvais nous donner de bonnes notes en étudiant peu
Desculpa o incómodo e continua com as tuas prendas
Excuses moi une nouvelle fois le dérangement, et continue avec tes cadeaux
Feliz Natal para ti, e já agora, baixa as rendas.
Joyeux Noël pour toi, et déjà que j’y suis, baisses les loyers.
Mais qui est Art Sullivan allez vous dire… Sullivan est un chanteur belge des années 70, à mi-chemin entre Christophe, dont il est fan, et Dave, pour le côté plus populaire et moins tendance. Ses grands tubes sont « Ensemble », « Petite Fille Aux Yeux Bleus » et surtout « Petite Demoiselle ». Mais il est surtout LE grand représentant de la musique francophone au Portugal (vous savez le petit pays au coin de l’Europe qui fourni le continent en très bons maçons, femmes de ménage, concierges et en footballeurs dribbleurs et provocateurs).
Oui, Art Sullivan supère Piaf, Johnny, Goldman ou Lorie en terme de popularité, à peine en concurrence avec Manu Chao, David Guetta, les Daft Punk ou Bob Sinclair… dont tout le monde ignore qu’ils sont français d’ailleurs.
Je vis depuis 7 ans au Portugal, après avoir passé mon enfance en France, et quand je suis arrivé, je pensais qu’il serait de bon ton de dire que j’étais Français… Le pays des Lumières, des Droit de l’Homme, du bon vin, des séducteurs, des grands écrivains, de la Culture, etc… et rapidement j’ai déchanté.À la manière d’un Thomas Ngijol sur Canal, je vais vous faire le TOP 5 des réactions des Portugais quand je leur annonce que je suis aussi Français :
Number five… « Ah t’es français? J’aime pas les français, ils sont trop arrogants, alors qu’ils ne valent rien ! »
Number four… « Ah t’es français? J’aime pas la langue française, c’est trop dur et puis c’est une langue vachement efféminée ! »
Number three… « Ah t’es français? J’aime pas les français, ils nous ont éliminés 3 fois en demi-finale des grandes compétitions de football ! »
Number two… « Ah t’es français? Je suis aller à EuroDysney… c’etait sympa ! »
And Number one…« Ah t’es français? Mes parents adorent Art Sullivan… Tu sais chanter « Petite Demoiselle » ? »
Etonnant non ? Comment un chanteur belge, même pas français, devient le plus grand représentant de la France à l’étranger… alors qu’il est peu connu en France (Moi-même qui suis une encyclopédie en musique des années 70 ne le connaissait que de nom d’ailleurs)…
Cela traduit surtout à mon avis de la perte d’influence de la France dans le monde, même dans un pays où pourtant les liens sont forts avec elle, résultat de la forte émigration des années 60, qui a vu des millions de portugais partir en recherches d’opportunités de travail.
Et pourtant, un seule phénomène musical vieux de 30 ans supère encore tout…
En 30 ans, le français, pourtant la langue étrangère la plus parlée à l’époque, a été reléguée derrière l’Anglais bien sur, mais aussi l’Espagnol ou l’Allemand.
Les liens politiques, très forts à l’époque de la révolution de 1974 et de l’entrée du Portugal dans la CEE (le président Soares, premier président de la démocratie avait d’ailleurs vécu une 20aine d’année d’exil là-bas) se sont peu à peu réduits, en faveur des USA, avec comme point culminant le sommet des Açores, où fut annoncée l’invasion américaine de l’Irak en présence des chefs d’Etat des USA, de Grande-Bretagne, d’Espagne et du Portugal.
Socialement aussi, la France perd du terrain. Musicalement comme déjà évoqué, mais plus généralement on parle peu du pays ici si ce n’est pour évoqué les émeutes de l’an dernier (qui m’a valu un bon mois de moqueries au boulot…).
Les raisons, je ne m’y étendrais pas trop car je ne peux évoquer ici que mon expérience personnelle… Je pense vraiment que la France doit se remettre en cause et admettre qu’elle n’a plus et n’aura certainement plus l’influence passée, et peut être essayer de reconstruire son image sur un aspect plus positif…
Et peut être qu’un jour, on arrêtera de me saouler avec la Petite Demoiselle d’Art Sullivan…
Par la suite de l’article précédant sur le chanteur préféré des jeunes dans les 90’s : Christophe Rippert, et à la suite de la lecture d’un article sur un autre blog (que je conseille vivement d’ailleurs car je partage plusieurs points de vue de la demoiselle), je me suis mis à cogiter sur les idoles au travers des générations, et le rapport avec les nouvelles idoles d’aujourd’hui…(Je sais, vous allez dire que je pense à des trucs bizarres quand même… Je peux pas penser à des trucs normaux ? Au boulot ? À ce que je vais manger au prochain repas ? Au petit cul de la voisine du dessus ? À rien même… non, moi faut que je médite sur les idoles des 90’s, faut être timbré quand même !)Il y a pour moi deux grandes catégories de chanteurs ou de groupes qui créent un vrai phénomène de société :
Les vrais stars - Les mecs tellement charismatiques qu’ils vont réussir à bouger les foules au seul son de leurs voix, ou à un seul grattage de guitare… Quelques soitleur style d’ailleurs… Un Michael Jackson, un Kurt Cobain, un Jean-Luc Lahaye, un Elvis, Freddie Mercury, etc. ont réussit rapidement à bouger les foules et perdurer… Ils ont (ou avaient malheureusement) tous en commun une fêlure, qui participe d’ailleurs à leur légende.
Les stars fabriquées – Faut le reconnaître, les plus grands phénomènes de société, et particulièrement dans notre pays ont souvent été fabriqués : les yéyés pour nos parents, Dorothée et cie. pour ma génération, puis les boys-bands, Lorie vs Alizée, la Star Ac’… Peu d’entre eux perdureront… Et encore moins sont passer dans la catégorie du dessus…
Il parait que le grand dernier grand phénomène est Tokio Hotel : Un groupe allemand de rock, plus ou moins une copie des Placebo, composé par des post-pubères ressemblant plus à des jeunes filles que de vrais mâles… (Me fait vieux quand même… même pas 25 ans, et je me mets déjà à critiquer le goût de djeun’s…)
Plus que la qualité de la musique, quand même bien meilleure que ce qui nous était offert dans les 90’s ou aux générations précédentes… c’est plus la fausse attitude rebelle qui se dégage du truc qui me choque.
Avant… Ces groupes pré-formatés étaient très lisses, dans le contenu et dans la forme d’ailleurs. Que ce soit les yéyés, les boys-band ou Lorie… Leur vie était aussi passionnante que leurs textes : pas de scandale, pas de petit copain, des discours tout plat, tout était très convenu pour ne pas choquer un public jeune. Et puis celui-ci grandissait et allait chercher la rébellion ailleurs : chez moi c’était Nirvana, Smashing Pumpkins, etc. Souvent des stars de 1ère catégorie.
Désormais non seulement on formate les goûts musicaux de nos pré-pubères, mais en plus l’attitude «rebelle » viens avec. On a commencé à nous vendre ce truc avec les Spice Girls, Avril Lavigne et autres grandes révoltées… Désormais c’est Bill leader des Tokio Hotel qui fait office de nouvel icône de la révolte adolescente…
Quand j’ai su récemment que le site “Copains d’avant” (*) était désormais gratuit, j’ai eu une soudaine envie d’aller revoir la nouvelle tronche de mes amis d’enfance… Et oui, après les avoir vu en culotte courte et avec les dents de lait en moins, c’est toujours marrant de les voir chauves ou devenues des demoiselles plus que charmantes.
J’ai donc profité de ma pause post-déjeuner (vous savez celle qui dure de 13h30 à 15h45 !) pour faire un petit retour dans le temps de l’insouciance, à l’époque où les principales préoccupations étaient de savoir qui jouerait la final de la Wembley Cup (**) face à l’imbattable Reynald à la récréation du matin, ou savoir quelle serait notre position dans la réputée liste des plus beaux garçons de l’école très sérieusement élaborée par les plus fines spécialistes de l’école !
Je me suis ainsi replongé dans ce fameux été ’92. Peu avant que Perec gagne sa première médaille olympique, que le Danemark gagne à la surprise générale l’Euro en Foot ou que les troupes de l’ONU débarque à Srebrenica, il s’est passé l’événement le plus important de nos petites existences : la classe de Mer à Valras-Plage! Qu’elle fut attendue avec impatience cette classe de Mer: premiers moments de liberté, premiers émois… non, non, je vous rassures, pas encore les premières beuveries
Mais s’il devait bien perdurer quelque chose de ces vacances, ce serait sans nulle doute une chanson, chantée à tue-tête pendant les voyages d’autobus pour rejoindre la plage, même par les garçons les plus récalcitrants (et oui, j’ai la honte, mais même moi).
La génération des nos grands-parents avait élu le King Elvis pour idole, celle de nos parents se divisaient entre Jagger et Lennon, ou Bowie pour les plus jeunes… et bien nous nous avions élu à l’unanimité notre idole : le grand, le vaillant (non, pas Songoku) CHRISTOPHE RIPPERT
Et oui… En plein âge d’or du Club Dorothée, Christophe Rippert incarnait le bad boy de la série Premier Baisers, et occasionnellement poussait la chansonnette le mercredi après-midi sur TF1. Et son talent était tel qu’il lancera ainsi un vent de folie sur la France, et mettra tous les Français (enfin surtout les moins de 12 ans) à chanter son grand et unique tube : « Un amour de vacances ».
Pour vous lecteurs, les magnifiques paroles de cette chanson :
Le parfum enivrant de l’été
Entre ses mains, nous a bercé
Dans la ville, de tes yeux passionnés
Belle et fragile tu m’as entraîné
{Refrain:}
C’est un amour de vacances,
Une histoire sans lendemain
Mais à laquelle on repense
Les yeux plein de chagrin
Avec la même impuissance
Face au temps assassin
Dans l’indolence,
Grand orphelin
Il n’y a pas une seconde
Où je ne pense à toi
Même quand le tonnerre gronde,
J’entends le son de ta voix
Cette voix unique au monde
Qui me répète cent fois :
“Je t’aime, je t’aime”
Ne t’en va pas !Mais à peine notre amour esquissé
Il a fallu nous séparer
Et la plage s’est vidée lentement
De nos images semées au vent
{au Refrain}
Il parait que chaque génération a l’idole qu’elle mérite, et bien la notre ne devait pas très bien se comporter !
(*) Copains d’avant est le site qui vous permet de retrouver tous les collègues d’école doit vous aviez complètement oublier l’existence, et dont vous ne vous soucierez guère si ce genre de website n’existait pas.(**) Pour ceux qui ne se souviennent plus, la Wembley Cup est (était ?) un jeu de foot, dont les règles sont assez simple : Un gardien, un ballon, et le reste des garçons (oui, les filles étaient interdites de foot dans les cours de recré de l’époque) jouaient individuellement, dans un joyeux foutoir bruyant. Les 2 premiers qui marquaient s’affronter en finale de cette Wembley Cup.