Archive for Cinema

L’ombre du vent… et le film??

Mon poignet cassé aura au moins eu quelque chose de bon : la reprise de la lecture !

 

Je n’ai jamais été un grand lecteur mais j’aime bien ça, j’ai juste la flemme pas le temps de commencer les bouquins sachant que, s’il est bon, je ne vais pas le lâcher pendant le temps de la lecture, réduisant ma vie sociale, déjà pas super active, à zéro.

 

Mon choix s’est donc porté sur « L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafón (« La sombra del viento » en texte original) après le conseil d’une amie qui n’avait qu’une seul hâte : le commenter avec quelqu’un !

 

 

L’histoire : Barcelone sous Franco, le jeune Daniel, fils de libraire est emmené par son père dans un endroit mystérieux, le Cimetière des livres oubliés, où chaque nouveau visiteur reçoit l’honneur de choisir un livre… Pour Daniel, ce sera « L’ombre du vent » d’un auteur inconnu : Julián Carax.

Obnubilé par ce livre, Daniel part à la recherche d’informations sur cet auteur inconnu, qui s’avère être lui aussi de Barcelone.

Le livre suit la jeunesse de Daniel, ses amours, ses rencontres, qui se confond de plus en plus avec celle de son héros au fur et à mesure où il compile des informations sur celui-ci…

 

Un livre que j’ai adoré, certainement car il me replongeait dans la ville de Barcelone, que j’ai visité l’été dernier. Beaucoup d’action, une histoire bien ficelée et le fil conducteur de l’Espagne sous Franco qui m’intéresse beaucoup (Surtout grâce à mon ancien prof d’Espagnol, que j’ai croisé pendant mes dernières vacances en France d’ailleurs, big’up à lui si il nous lit, et au super film « Le labyrinthe de Pan » avec l’excellent Sergi Lopez).

 

Mais surtout… en parallèle, je visualisais le film!

Je sais pas si c’était l’intention de l’auteur, mais ce livre semble vraiment fait pour être adapté au cinéma : un histoire classique mais complexe, de l’intrigue, pas mal d’action, quelques temps morts bienvenues, des confrontations intenses, de jeunes héros, un peu de sexe,  un final haletant… JE VEUX LE FILM !!!

 

C’est vraiment le premier livre qui me donne cet impression, en général, je trouve les livres ou trop complexe, ou trop abstrait pour être bien adapté en film… mais là, l’histoire me semble idéale pour qu’une bonne adaptation ne me déçoive pas, alors que les livres me semblent toujours trop difficile à adapter pour seulement 1h30 (voir le Da Vinci Code, ou Le Père Goriot…).

Par exemple je suis curieux de voir ce que va donner « La possibilité d’une île » qui me semble être impossible à adapter, et qui va pourtant sortir prochainement sur grand écran (avec Magimel dans le rôle principal)…

 

Bon, alors les Scorsese, Inárritu, Spilberg, ou n’importe qui, vous aurez au moins 1 (2 même) spectateurs si vous sortez le film, ça vaut pas le coup ??

Love Actually… et préjugés sur les portugais

26 décembre, tard dans la nuit, un film anglais en VO à la télé portugaise… Chouette, j’avais juste une dizaine d’heures de sommeil en retard, 2 de plus ou de moins n’y feront pas grand chose.

Le film était « Love Actually », de 2003, avec Hugh Grant en vedette principale, mais aussi Liam Neeson, Emma Thompson, Keira Knightley entre autres. Une comédie romantique à la « Nothing Hill », avec cet humour typiquement anglais, mais la particularité du film reposait sur le fait qu’il n’y avait pas d’histoire principale, mais une diziane d’histoires d’amours différentes, mais chaque tableau se recoupant plus ou moins, façon Alejandro González Inárritu (Babel). (D’ailleurs c’est de moi, ou tous les films anglais se ressemblent… toujours Hugh Grant, les acteurs des Brit Coms et 2 ou 3 répêchés de Nothing Hill ou de 4 mariages et 1 enterrement…)

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Un petit film sympathique sans plus, mais avec la particularité de voir la participation de l’actrice portugaise Lucia Moniz, protagoniste de l’une des histoires d’amour, faisant la paire avec Colin Firth. Lucia est surtout connue au Portugal pour sa carrière de chanteuse (meilleure participation portugaise à l’Eurovision), mais mène en parallèle une carrière d’actrice (novelas surtout, et quelques rares films). De castings en castings, elle décrocha ce rôle somme toute sympathique dans une des comédies de l’année 2003.Son rôle… Colin Firth est un écrivain anglais qui passe quelque temps avant Noël dans sa villa du côté de Marseille pour écrire un peu… Ayant besoin d’un femme de ménage, il emploie comme par hasard une… portugaise: Aurelia, interprétée par Lucia Moniz… et tombe d’amour fou pour elle.

Rien de très spécial, si ce n’est les éternels préjugés sur les portugais.

Bien sur: portugaise = femme de ménage… On s’en fout si elle a moins de 30 ans et la plupart des jeunes portugaises vivant en France sont souvent de 2 ou 3ème génération (occupant d’autres professions): La portugaise est toujours femme de ménage ou concierge, son mari etant maçon ou tient le restaurant portugais de la ville.

2ème préjugé: le portugais ne sait pas parler Français, ni anglais d’ailleurs. L’immigration portugaise est vieille de 30 ou 40 ans… mais ceux-ci ne parlent qu’exclusivement portugais, ne vivent qu’en communauté (le quartier portugais de Marseille est énorme à en croire le film, où l’acteur se balade pendant 2 ou 3 minutes dans les rues du Vieux-Quartier de Marseille, où l’on n’y parlevqu’exclusivement portugais…) et bien sur n’a jamais pris un seul cours d’anglais de sa vie (au moins dire un petit « Hello, how are you? »).

3ème préjugé… Pour une fois, la Portugaise, à mon grand étonnement, etait plutot belle. Lucia Moniz n’est pas une Top-Model, mais est plutot sympathique à regarder. Une scène du film la présente en sous-vetêmenst, et Lucia avait du prendre son abonnement à la salle de gym, car la plastique etait impeccable. Une actrice classe, pas de vulgarité… C’etait trop beau pour etre vrai: la soeur est énorme, le père est le portugais typique (il ne manquait plus que la moustache), et dans le resto portugais du film, ça sent bon les clichés: femmes à moustache, fado, bouteilles de Porto, tout y etait…Faudrait qu’en même leur dire aux réalisateurs de films que, oui le Portugal est dévéloppé, et stop aux clichés des années 60!