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Claire Chazal enlève le haut…

Stupefaction au journal de TF1 de samedi… Claire chazal enlève son soutien-gorge, entre 2 reportages 🙂

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Demain, c’est le grand jour!

… Chaque année, trois grands événements marquent la vie française :

  • Le férié du 14 Juillet, ses bals, son défilé et le discours de notre cher (ou pas) président de la Republique ;
  • La Nouvelle Année, ses bonnes résolutions, son feu d’artifice géant ;
  • Et…
  • Et…
  • Et…
  • Le début de la STAR ACADEMY. 

Voici typiquement le programme que tout le monde critique… mais que tout le monde mate (ohh la hoonte !), si ce n’est du coin de l’œil, pour éviter quand même de louper ce qui fait marrer les collègues de bureau.

 

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 Une dizaine de jeunes branleurs… euh, non, chanteurs, se regroupe dans une académie de chant  et de danse pour préparer le prime-time de la semaine, le tout filmé à peu près 24h/24 (ils filment les 22 heures qui n’ont aucun intérêt, à vous de deviner les 2 autres..) par des cameras. Le tout, animé par une demi-douzaine de profs et un Nikos Aliagas toujours en forme (typiquement le mec qui me fatigue à peter toujours la forme…) 

Si l’intérêt musical est réduit, puisque que seul 2 ou 3 d’entre eux ont un (petit ?) talent musical, l’intérêt télévisuel est immense : pleurs, humiliations publiques, chanteurs en promos pas toujours contents d’être là, trahisons, oreilles cassées, gadins… et quelques belles performances vocales occasionnelles.  

Malgré beaucoup de points à redire, l’émission regroupe beaucoup d’éléments qui se font rare en télévision, à qui elle doit surement une partie de son succès :

  • Direct intégral ;
  • Arrivée de nouvelles têtes ;
  • Auto-critique ;
  •  Pas ou peu de playback .

 Je serais devant ma télé demain soir… et vous ?

Idoles d’avant

Quand j’ai su récemment que le site “Copains d’avant” (*) était désormais gratuit, j’ai eu une soudaine envie d’aller revoir la nouvelle tronche de mes amis d’enfance… Et oui, après les avoir vu en culotte courte et avec les dents de lait en moins, c’est toujours marrant de les voir chauves ou devenues des demoiselles plus que charmantes. 

J’ai donc profité de ma pause post-déjeuner (vous savez celle qui dure de 13h30 à 15h45 !) pour faire un petit retour dans le temps de l’insouciance, à l’époque où les principales préoccupations étaient de savoir qui jouerait la final de la Wembley Cup (**) face à l’imbattable Reynald à la récréation du matin, ou savoir quelle serait notre position dans la réputée liste des plus beaux garçons de l’école très sérieusement élaborée par les plus fines spécialistes de l’école ! 

Je me suis ainsi replongé dans ce fameux été ’92. Peu avant que Perec gagne sa première médaille olympique, que le Danemark gagne à la surprise générale l’Euro en Foot ou que les troupes de l’ONU débarque à Srebrenica, il s’est passé l’événement le plus important de nos petites existences : la classe de Mer à Valras-Plage! Qu’elle fut attendue avec impatience cette classe de Mer: premiers moments de liberté, premiers émois… non, non, je vous rassures, pas encore les premières beuveries 😀

Mais s’il devait bien perdurer quelque chose de ces vacances, ce serait sans nulle doute une chanson, chantée à tue-tête pendant les voyages d’autobus pour rejoindre la plage, même par les garçons les plus récalcitrants (et oui, j’ai la honte, mais même moi).
La génération des nos grands-parents avait élu le King Elvis pour idole, celle de nos parents se divisaient entre Jagger et Lennon, ou Bowie pour les plus jeunes… et bien nous nous avions élu à l’unanimité notre idole : le grand, le vaillant (non, pas SongokuCHRISTOPHE RIPPERT

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Et oui… En plein âge d’or du Club Dorothée, Christophe Rippert incarnait le bad boy de la série Premier Baisers, et occasionnellement poussait la chansonnette le mercredi après-midi sur TF1. Et son talent était tel qu’il lancera ainsi un vent de folie sur la France, et mettra tous les Français (enfin surtout les moins de 12 ans) à chanter son grand et unique tube : « Un amour de vacances ».

Pour vous lecteurs, les magnifiques paroles de cette chanson :

Le parfum enivrant de l’été
Entre ses mains, nous a bercé
Dans la ville, de tes yeux passionnés
Belle et fragile tu m’as entraîné

{Refrain:}
C’est un amour de vacances,
Une histoire sans lendemain
Mais à laquelle on repense
Les yeux plein de chagrin
Avec la même impuissance
Face au temps assassin
Dans l’indolence,
Grand orphelin
Il n’y a pas une seconde
Où je ne pense à toi
Même quand le tonnerre gronde,
J’entends le son de ta voix
Cette voix unique au monde
Qui me répète cent fois :
« Je t’aime, je t’aime »
Ne t’en va pas !Mais à peine notre amour esquissé
Il a fallu nous séparer
Et la plage s’est vidée lentement
De nos images semées au vent

{au Refrain}

Il parait que chaque génération a l’idole qu’elle mérite, et bien la notre ne devait pas très bien se comporter !  

(*) Copains d’avant est le site qui vous permet de retrouver tous les collègues d’école doit vous aviez complètement oublier l’existence, et dont vous ne vous soucierez guère si ce genre de website n’existait pas.  (**) Pour ceux qui ne se souviennent plus, la Wembley Cup est (était ?) un jeu de foot, dont les règles sont assez simple : Un gardien, un ballon, et le reste des garçons (oui, les filles étaient interdites de foot dans les cours de recré de l’époque) jouaient individuellement, dans un joyeux foutoir bruyant. Les 2 premiers qui marquaient s’affronter en finale de cette Wembley Cup.

Pourquoi la vie est si belle, et je ne sais en profiter?

Avez déjà vous eu cette triste sensation de vivre la même vie que plusieurs millions de personnes, et que chaque effort que nous réalisons pour nous éloigner de la masse nous transforme encore plus dans le petit mouton blanc noyé dans la masse des autres moutons… 

Après avoir visionné l’émission « 18 ans, j’entre en fac» ce vendredi sur France 3, ce sentiment s’est encore renforcé. Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission, elle mettait en scène 3 jeunes filles qui rentre à l’université, leurs difficultés, leurs doutes, leurs perspectives d’avenir (un coucou à Ségolène), etc. Trois petites filles gâtées, filles de familles aisées de région parisienne, faussement hippies, du rebelle de bagatelle, pourtant trois destins qui m’ont animés mon vendredi soir pendant une petite heure. Trois jeunes demoiselles qui doutait du réel intérêt du choix de leur cursus universitaire dans leur réalisation personnelle.  

18 ans, j’entre en fac

Tellement éloigné de moi, de ma vie et de mon attitude, et pourtant tellement proches… Même volonté de se différencier : musique, look, langage… Même volonté de fuir le rythme métro – boulot – dodo… Et surtout même volonté d’aimer ce que l’on fait, et de réaliser ses rêves… Mais qui rêve réellement de travailler 8 heures par jours assis derrière un bureau trop étroit, à 30 cm d’un écran qui nous brûle les yeux ? Ou 8 heures à soulever des cartons dans un hangar, jusqu’à destruction totale des vertèbres ? 8 heures à ronger sa patience pour des gens qui s’en foutent? Le tout pour un salaire qui ferait certainement rêver un petit chinois, mais, certainement pas notre pauvre petite personne.Et pourtant, 80% des personnes seront dans ce cas, quelque soit la volonté de se différencier ou quelque soit le choix de ce fameux cursus… 

Et puis vers les dernières vingt minutes de ce reportage, j’ai vu réellement mon reflet dans une interrogation de l’une des demoiselles, qui s’interrogeait sur son incapacité à mettre en œuvre son réel potentiel. Un potentiel énorme pensait elle… Exactement comme moi… Certainement comme vous qui me lisait… Mais comme 80% d’entre nous, nous n’y arriverons jamais, mais tentons nous au moins… 

La vie serait si belle.